Desperate Game of the Housewives Throne

Ces deux dernières semaines il a été question d’honnêteté, de loyauté, d’entièreté, de ralliement, de trahison et d’extermination. 

Ouais, je vis dans une nouvelle série produite par HBO Et Netflix: Desperate Game of the Housewives Throne. tu prends Daenerys, tu lui files un thermomix en quelques sortes, ou tu prends Bree et tu lui files 3 dragons, et tu te régales. En vrai, la fiction n’invente rien, tu le sais. Elle romance un peu. Elle rajoute tout au plus quelques effets spéciaux (#drakarys) et des coiffures un peu stylées. Mais elle se base sur l’humain. Sur ce qu’il y a de plus « humain » en nous. Et voilà donc ce que nous sommes. Des êtres animés par la soif de pouvoir. La conquête. La jalousie. L’égoïsme et la rancoeur. Les sentiments les plus nobles et les plus viles nous nourrissent. Ils nous forgent. Nous transforment. Nous façonnent. Depuis 15 jours, dans mon Wisteria Lane à moi, une guerre des clans avait commencé. Bree et sa bande pensaient régner en maîtresses sur les jardins impeccablement tondus et les haies taillées du voisinage, quand ont débarqué Ramsay Bolton et ses clébards assoiffés de sang. Ambiance électrique. Regards en coin. Parce qu’on a beau être aussi tolérantes que canon (mais siiii) Bree, Lynette, Susan, Gaby, Eddie et moi, on ne voit jamais d’un très bon œil quand des gens débarquent en force dans notre petite vie confortablement rangée. On a quand même pris sur nous. On a tendu une main. On a failli se faire mordre. On a remis notre french manucure au fond de la poche de notre trench Burberry’s, et on a serré les dents. On n’a rien dit quand ils se sont mis à caguer partout et à piétiner l’allée de Susan et Mike. On n’a rien dit sur leurs vêtements et leur style alors que je t’assure, un boulevard s’offrait à nous. Non. On a été hyper adultes. On n’a même rien dit quand certains voisins ont sympathisé avec eux et sont allés jusqu’à filer des croquettes à leurs clebs. Non. Nous tu sais on est des filles bien et hyper mûres dans nos têtes (ha ha ha). Mais quand ils ont voulu acheter la rue… notre rue. Notre Wisteria Lane à nous… Ben les fils se sont un peu touchés tu vois. Et Bree s’est transformée en Daenarys, un peu comme quand tu lui rends pas un ses Tupperware, vu le prix que ça coûte, ces boites en plastiques, quand même y a de quoi s’énerver hein. Donc y a eu un genre de combat….Et puis à la fin il est resté… un tas de cendres, Des œufs de dragons et un thermomix.  C’était beau. Plan au drone, violons crescendo et soudain guitare électrique. 

Ouais. Y a du pognon sur cette série les gars je vous le dis. 

Bref. Tout ça c’est pour faire des jolis plans. Parce que sur le trottoir, Le batard ne s’était pas fait bouffer par ses chiens, il était resté là, se demandant peut être s’il n’allait pas investir dans un thermomix… et Bree/Daenerys n’avait pas fait brûler toute la rue. Son trench était un peu froissé et sa french un peu écaillée, Susan se demandait si elle n’allait pas adopter un chien, Gaby songeait à coucher avec le pisciniste, mais ça n’avait rien à voir… Tous assis sur le même trottoir ils se sont rendu compte que la rue était à tout le monde, et qu’il allait juste falloir apprendre à la partager… Voix off bien niaise pour t’expliquer que « Tout ça pour ça ». Fin de l’épisode. Fin de la saison. Tweeter se déchaine. #tropdeg

Alors peut être que nos méthodes respectives ne sont pas les bonnes. Peut être ne faut-il jamais croire que rien ne va changer parce que tout était parfait comme c’était. Et Peut être ne faut-il pas arriver en s’imposant de manière pas forcément très orthodoxe… 

Mais peut-être qu’à l’avenir, si vous souhaitez le faire, il faudrait essayer avec de la classe, avec du panache, je ne sais pas moi, mettre des combinaisons rouges, des masques de Dali et arriver en nous chantant Bella Ciao… La prochaine fois… Quitte à tenter un hold Up, essayez au moins d’avoir du style les gars… Je dis ça, c’est juste parce que c’est plus visuel hein…

Allez, et pour apaiser tous les esprits et commencer une nouvelle saison dans un réel esprit de maturité, de solidarité et de mains tendues, je terminerai par cette citation fort à propos de Barrack Obama : « Put lipstick on a pig, it’s still a pig. »

Et bisous hein. 

#maturité

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